Annonces hebdomadaires semaine 13

4 ème dimanche de carême
– année A
Semaine du 22 au 29 mars 2020

« Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé et je vois. »

Jean 9, 15

Croix et communion.

                 On ne choisit pas sa croix. Le temps que nous vivons en est une, plus ou moins intense selon les personnes, les malades certes, et aussi bien d’autres. Dans les EHPAD, la souffrance psychologique de la solitude et de l’anxiété est au moins aussi forte que la crainte de l’infection, me dit un aumônier, présent chaque jour dans ces établissements. Ceux qui œuvrent dans les métiers du soin, de l’aide à la personne, les commerçants, artisans et tous ceux qui ne comptent pas leur peine ou sont confrontés au risque de la maladie, sentent aussi ce poids de la croix. Ceux dont les ressources sont brutalement amputées, ceux pour qui la solitude ou la promiscuité sont difficiles à supporter, ceux qui enterrent un proche, sans le soutien de leurs amis et sans pouvoir s’étreindre… tous ceux-là peinent aussi sous le bois pesant de l’épreuve crucifiante.

               Comme Noé autrefois, chacun sur notre arche (avec moins d’animaux tout de même) – pendant que la terre est submergée par l’invisible épidémie -, nous attendons que la colombe revienne nous annoncer le calme revenu et la possibilité de remettre le nez dehors sans risquer de faire mal aux autres ou de nous blesser. La patience obtient tout (Saint Thérèse d’Avila). L’épreuve nous aura changés. En bien, je l’espère.

                 En attendant, il est bon de prier. La prière, c’est un regard lancé vers Dieu, disait la petite Thérèse de Lisieux. Ce regard croise celui de Jésus en croix. Mettez la croix sous vos yeux, et regardez-la longuement, dans le silence. Par son abandon sur la croix, Jésus rend présent l’absolu de l’amour de Dieu dans nos épreuves humaines. Dieu n’est pas absent de ce que nous vivons, je suis certain que beaucoup d’entre vous le ressentent fortement, en ces temps de plus grand silence et intériorité. « La révélation de Dieu s’est faite au cœur de la condition humaine la plus abandonnée » (Eloi Leclerc. Le Royaume caché). Il y a beaucoup de souffrance en ce temps que nous vivons. Mais la souffrance est un des fils dont l’étoffe de la joie est tissée. C’est troublant mais c’est ainsi. « La Pâque de Jésus ne résout pas l’énigme de la croix mais en fait un mystère ». (P. de Lubac). Nous renaîtrons à une joie plus vive.

                 Chers amis, l’Église est une communion. Le vécu du moment rend cela très concret : nous vivons la communion invisible de la foi et de l’amitié, la communion des saints – ceux du ciel et ceux de la terre, dont nous faisons partie puisque l’Esprit Saint est en nous – ; la communion de prière aussi, qui nous remplit de compassion pour les malades et tant d’autres personnes ; et la communion de désir (désir de Dieu, désir des autres, dont les visages nous manquent), puisque nous sommes privés de sacrements et de rencontres communautaires. Cette communion intense continue à faire de nous le Corps Vivant de l’Église qui transmet – peut-être plus que jamais – la clarté du Christ au monde. Laissons passer la joie pascale ! Elle est en nous, et le monde en a besoin.

De tout cœur avec vous tous.

                                                    P. Gérard Le Stang.
                                                    lestang.gerard@gmail.com

Bouleversements de notre vie paroissiale
en période d’épidémie de coronavirus

  1. Les messes célébrées en public sont supprimées, jusqu’à nouvel avis, les dimanches et fêtes et en semaine. Tous les prêtres de la paroisse (actifs ou retraités) continuent de célébrer la messe quotidienne, pour les défunts, tous les paroissiens et aux intentions qui leur sont confiées. Mgr Dognin, notre évêque, précise que, vu la situation, les chrétiens sont, bien sûr, dispensés de l’obligation de venir à la messe les dimanches et fêtes et notamment durant les fêtes pascales. Ils y reviendront avec d’autant plus de joie et de ferveur durant le Temps Pascal ou plus tard en fonction des conditions sanitaires. Pour l’heure, il revient de vivre intensément la communion spirituelle, notamment le dimanche matin, et à nous convertir chaque jour à davantage de foi, d’espérance et de charité.

 

  1. Les célébrations d’obsèques religieuses ont lieu dans les cimetières (en présence des corps ou des cendres), par souci de protection des familles et des bénévoles. Elles sont célébrées en présence d’un petit nombre de personnes, respectant les distances requises entre elles. Les prêtres célèbrent ces obsèques en priorité, sauf si le nombre d’obsèques rend la chose impossible. Quand ce sera possible et en concertation avec la famille, une célébration d’obsèques (ou « de requiem ») sera célébrée plus tard à l’église paroissiale.

 

  1. Les préparations et célébrations des baptêmes et mariages sont reportés jusqu’à nouvel avis, y compris les baptêmes d’adultes qui devaient être célébrés la nuit pascale.

 

  1. Les célébrations liturgiques de la Semaine Sainte (Messe des Rameaux, Jeudi et Vendredi Saints, Chemin de Croix, Vigile Pascale et messe de Pâques) se dérouleront sans la présence physique des fidèles.

 

  1. Là où c’est possible (personne volontaire pour ouvrir, fermer, et passer de temps en temps…), on peut ouvrir les églises quelques heures par jour pour que les personnes en proximité puissent venir s’y recueillir lors de leur sortie « pour prendre l’air ».

 

  1. Les catholiques sont dispensés aussi de la confession pascale. Ils peuvent s’adresser à Dieu avec un cœur sincère en disant le « je confesse à Dieu » et « l’acte de contrition». Si cela est nécessaire, ils s’engagent à confesser leurs péchés auprès d’un prêtre dès qu’il sera possible de recevoir le sacrement du Pardon

 

  1. La Communion portée aux personnes malades et l’Onction des malades sont suspendues, sauf en cas d’urgence (l’onction peut être faite sans contact avec la main avec un instrument). Gardons le lien avec les personnes malades par téléphone ! Pour une visite en cas d’urgence, prendre contact avec les prêtres (02 98 83 00 43)

 

  1. Les presbytères et maisons paroissiales (établissements recevant du public), sont fermés. Mais on peut appeler au numéro suivant :
  • Communauté chrétienne locale de la Côte des légendes : 02 98 83 40 59
    • (Entre 10h00 et 11h00 le matin).
  • Communauté chrétienne locale de Plabennec aber Benoît.
    • Plabennec : 02 98 40 89 79
  • Communauté chrétienne locale abers-Plouguerneau :
    • Plouguerneau : 02 98 04 71 02
    • Lannilis : 02 98 04 02 64
  • Communauté chrétienne locale de Lesneven :
    • Lesneven : 02 98 83 00 43
    • Le Folgoët : 06 67 56 64 86

 

  1. Les prêtres assurent un accueil téléphonique chaque soir de 17h00 à 19h00 :

02 98 83 00 43. (On peut aussi essayer à d’autres heures).

Vous pouvez aussi contacter par mail :

 

  • Pour garder un lien paroissial : visitez régulièrement le site internet de la paroisse : ndfolgoet.fr.

 

  1. Bien des moyens sont offerts pour approfondir notre foi durant cette période : la lecture de la Bible ou des lectures spirituelles, les émissions de TV (Jour du Seigneur, KTO, la radio RCF, les sites internet (diocèse de Quimper, CEF et bien d’autres).

 

 

  • Faisons le maximum pour cultiver le lien les uns avec les autres, notamment avec les personnes les plus seules ou les plus en difficultés. Un mot, un appel, un mail, un sms… et bien sûr la prière, le jeûne et le partage… le carême continue de plus belle !

 

  • Le 25 mars, c’est la solennité de l’Annonciation. Marie reçoit de l’ange Gabriel l’annonce qu’elle va porter en elle le Sauveur du monde ! Les évêques de France nous proposent d’être unis ce jour par la prière du chapelet l’après-midi à 15h30 et le soir à 19h30 en faisant sonner les cloches de nos églises (là où cela est possible), en allumant des bougies à nos fenêtres et en lisant l’Évangile de l’Annonciation (Luc 1, versets 26 à 38) (voir le message des évêques).

 

  • Chaque soir, nous pouvons être unis les uns aux autres par la prière simple composée à l’occasion pour notre paroisse :