Parcours de Carême de la Pastorale des jeunes

PREMIERE SEMAINE DE CAREME:

Solution aux mots croisés de la première semaine du carême :

Aller au Christ pascal

Le Christ nous attire à lui, à travers tout ce que nous vivons. Il veut nous traverser de sa lumière pour que, tel un vitrail, nous reflétions chacun un peu de sa clarté. Il veut cela, et le chemin du carême est un chemin pour laisser passer davantage cette clarté de Jésus, pour clarifier notre existence.

Comment faire ? D’emblée, le mercredi des Cendres, Jésus nous l’a dit : ton Père voit dans le secret ta prière, ton jeûne, tes gestes de partage. C’est le regard de Dieu qui compte, un regard de confiance, libérant et plein de miséricorde. Non pas le regard des autres : arrêtons de chausser les lunettes des autres pour savoir quoi dire et quoi faire ! « Que va-t-on penser de moi ? » « Que vont dire les gens ? ». Agir en fonction du regard des autres est paralysant. Les lunettes des autres sont rarement adaptées à nos yeux.

Il faut regarder la vie avec nos propres yeux, qui reflètent un cœur habité par la clarté et la liberté de Jésus. Notre propre cœur aussi, il faut le regarder avec le regard du Christ, qui nous fait confiance, nous encourage, nous appelle à sortir de nos égoïsmes, réveille nos talents, et nous insuffle le bon mélange de prudence et d’audace.

Le carême est une période joyeuse, un temps de libération pour retrouver notre joie de vivre, mieux retrouver les autres, et mieux rencontrer Dieu dans la prière et dans ses pauvres. Si nous le vivons en lisant la Bible et en recevant les sacrements, en communauté, dimanche après dimanche, quelle grâce !

Que l’Esprit de Jésus vous pousse ainsi à vous libérer de vos tristesses, de vos attachements excessifs aux écrans ou à tout ce qui nous ratatine et nous stérilise.

                      Joyeux carême à tous !

                                                                                                    P. Gérard Le Stang

DEUXIEME SEMAINE DE CAREME :

Solution au jeu des sept erreurs de la deuxième semaine du carême :

Transfiguration.

Ce dimanche à Brignogan, au cœur de l’eucharistie, baptême de Malo et Lilia, jumeaux nés au sein d’un couple de personnes sourdes. Tout pour eux se fera sans mots entendus, mais tout parlera : l’accueil de la communauté, le sourire sur les visages, les signes du baptême (l’eau, la lumière, le saint-chrême), l’émotion du cœur, l’attention amicale de Christophe – le diacre accompagnateur de la communauté des personnes sourdes -. En cet instant, ils expérimenteront la présence de Jésus Ressuscité, qui ne nous abandonne jamais.

Pas facile de savoir ce qu’au-delà des mots, nos vies transmettent de beau et de bon. Vivons-nous ces instants de transfiguration où, par je ne sais quel miracle, une lumière nous traverse, une sagesse nous inspire, une bonté nous illumine, un courage nous pousse à parler et agir, en fidélité à notre conscience davantage qu’au conformisme ambiant ? Nos visages austères et nos froideurs en font parfois douter. Le Christ, pourtant, n’est jamais loin, n’en déplaise aux tenants de sa disparition définitive du paysage. Sa présence affleure à bien des reprises dans le visage de ses pauvres, dans le combat des souffrants, dans nos gestes de fraternité et nos sourires bienveillants, dans les œuvres des artistes et dans la nature, la plus réussie de ses œuvres ; et aussi dans sa Parole et son eucharistie, cadeaux inestimables.

Notre Bretagne traverse un hiver de la foi. Bien des baptisés ont perdu leur ardeur intérieure, leur envie de se rassembler, de créer et de prier. Les anciens appelaient cela « acédie », une espèce d’ennui spirituel qui rend tout tiédasse, dans une société aux jouissances peu généreuses. Le Christ Transfiguré, Lui, n’attend pas le printemps pour se rappeler à nous. Il veut renouer le dialogue, souffler sur nos braises et faire de notre carême un chemin de renaissance. Le feu intérieur de notre baptême et de notre confirmation brûle en nous bien plus ardemment que nous ne le présumons. Ne nous laissons pas aveugler par autre chose que cette Lumière du Transfiguré. Il rend nos vies lumineuses.

                                                                                                                        P. Gérard Le Stang

TROISIEME SEMAINE DE CAREME :

Une vidéo sur les traces de moines de Melleray.

 

Abbaye Notre-Dame de Mellerey, 2017. Depuis un an, la Communauté du Chemin Neuf a pris possession de l´abbaye millénaire et prie chaque jour dans les salles des trappistes. Les moines, âgés, se sont effacés et ont rejoint d´autres monastères. Leur empreinte reste et leur souvenir est toujours présent chez les familles du lieu. Après des siècles de présence monastique, une nouvelle relation reste à construire.

UNE COPRODUCTION KTO/CANDELA PRODUCTION 2017 – Réalisé par Tanguy Louvel.

 

Oser dire.

Bien des illusions et idéologies, triomphantes au siècle dernier, ont fait long feu. Qu’en reste-t-il ? Peu de chose. Quel résultat ? Beaucoup de générosité sûrement. Beaucoup d’amertume aussi : le monde a changé, certes, et certains y vivent mieux. Mais l’argent règne plus que jamais, profitant du vide de la pensée, de la fragmentation ambiante et de l’individualisme prégnant. Il faudra réapprendre à vivre ensemble, avant que les fossoyeurs de l’environnement, les adeptes du trans-humanisme, les obsédés de la technique sans éthique, et les égoïsmes de toute sorte ne nous entraînent dans l’irréversible.

Qui parle haut et crédible pour ouvrir des chemins nouveaux ? Beaucoup de voies, souvent peu entendues. Des réseaux se tissent pour vivre de façon plus sobre, plus solidaires, plus ouverts, plus prévoyants. Les chrétiens ont beaucoup à dire. Pas un mot de leur « capital spirituel et éthique » n’est usé ni démodé. L’Évangile et l’enseignement de l’Église sont un phare qui porte loin et qui offrent une espérance. Le Pape François est un formidable veilleur qui a le courage de sa mission, un leader spirituel qui nous stimule tous sur cette voie.

Le carême tombe à pic pour nous faire humblement découvrir l’humilité et la joie que donnent la foi au Christ Vivant. Il nous redit aussi la force, la ténacité et l’endurance que l’Esprit du Christ fait naître en nous, pour faire taire les oiseaux de malheur et être contagieux de vie nouvelle pour les générations à venir. Notre combat de carême est loin d’être achevé : tenez bon !

                                                                                                                               P. Gérard le Stang.

QUATRIEME SEMAINE DE CAREME :

Prier, et encore prier.

            Prier, c’est parler à Dieu « comme un ami parle à un ami », selon le mot bien connu de Sainte Thérèse d’Avila. Un échange d’amitié. Certains vivent cela avec un naturel déconcertant. Pour d’autres, la prière, personnelle ou communautaire, reste un combat, et pas seulement celui du temps à dégager. C’est comme une flemme, une résistance intérieure, une pudeur à se tourner humblement vers Dieu, où simplement l’oubli que la prière est une respiration de l’être, aussi nécessaire que l’air qu’on respire.

            Le premier mouvement est important. Parfois simplement, se mettre en présence de Dieu dans le calme, écouter et attendre. Parfois, lire ou se souvenir d’une parole biblique. Parfois pousser vers Dieu le merci que la joie suscite ou le cri du cœur que la souffrance et le désarroi font naître.

            Le croyant ne reste pas macérer dans un doute brumeux, dans une posture d’agnostique qui reste en bord de piscine par peur de plonger. Le croyant écoute Dieu dans le silence et lui parle. Il croit que Dieu nous parle, nous guide, nous éclaire, nous inspire, et reçoit nos appels. Il sait que Dieu a connu, par son Fils Jésus, la faim et la soif, le rejet, la solitude et la croix. Il sait que Dieu est dans la vie qui renaît, le chant de la nature, la clarté du matin. Il est une personne qui se tient à nos côtés, en nous, à temps et à contretemps.

            La prière nous change. Elle change le monde. Elle le porte. Elle nous tourne vers autrui. Elle donne du sens et de la hauteur à nos choix de vie. Elle passe la mort et nous prépare à la vie éternelle. Les enfants et les jeunes qui apprennent à prier aujourd’hui sont ceux qui auront du souffle intérieur pour s’engager demain.

            Revenir à la prière en carême, c’est revenir à ce pourquoi nous sommes faits : vivre en alliance avec notre Dieu qui nous appelle à lui dans la liberté de l’amour.

Bonne et persévérante suite de carême.

                                                                                                        Gérard le Stang.

CINQUIEME SEMAINE

Solution au jeu de la page du cinquième dimanche
– mot à découvrir : Grain de Blé
– Texte à trous : petit, main, rien, transformer, farine, hommes, mourir, autrement, s’élève, milliers, fruits.

Miséricorde

Lorsque vous allez à la rencontre d’un prêtre pour recevoir le sacrement du pardon, il ne s’attend pas à ce que vous lui racontiez toute votre vie avec un air triste et penaud. Il ne cherche pas à être intrusif sur votre vie privée.

Il espère, bien plutôt, vous voir arriver avec un air joyeux : « Je viens vous dire personnellement : je crois que Dieu est pardon et je veux ouvrir mon cœur à ce pardon ». Et puis, vous lui dites aussi ce que vous pensez être votre péché contre Dieu, les autres ou vous-mêmes. Et alors, il vous bénit paisiblement en imposant sa main. Moment fort de libération et de paix profonde.

 Faut-il dire toujours la même chose ? Oui et non. Oui, car c’est un moment simple où je dis en Église : « Que Dieu m’aide à grandir dans la foi, l’amour, et l’espérance, car je n’y arrive pas seul ! ». Non, car notre relation à Dieu, aux autres et à nous-mêmes évolue sans cesse : ce qui alourdissait notre vie hier n’est pas forcément la même chose aujourd’hui.

La rencontre avec le prêtre est un moment de JOIE intime. Pour vous. Pour lui aussi. Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour 99 autres qui n’ont pas besoin de conversion. N’avons-nous pas tous besoin de conversion sur un point ou l’autre ? Alors, n’hésitez pas : la joie de ressusciter est pour vous.

Bonne marche vers Pâques !

   Gérard Le Stang

 

En route vers Pâques : lien vers les horaires de la semaine sainte.